SOUS-PREFECTURES EN DANGER

, par Françoise

Signez la pétition nationale : non à la fermeture des sous-préfectures

Les lettres de cadrage du Premier ministre aux ministères poursuivent la rigueur imposée par la loi de finances 2013 et vont encore plus loin que le programme pluriannuel (2013-2015). Les 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires pour 2014 s’ajoutent aux 4.5 milliards d’euros de dotations aux collectivités territoriales supprimées d’ici à 2015.

Ces lettres interviennent après 6 ans de Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), rebaptisée Modernisation de l’Action Publique (MAP) en 2012, ayant entraîné des fermetures de services dans les hôpitaux (12%), de maternités (6%), de commissariats (12%), de gendarmeries (21%), de tribunaux (39%), de bureaux de poste (40%), de classes d’écoles, de bases militaires, etc…

Pourtant, cette rigueur renforcée et les « ambitieuses réformes structurelles » arrêtées ne vont pas s’arrêter là. Ce sont maintenant les sous-préfectures et les services administratifs territoriaux de l’Etat qui sont visés. En fin 2012, le ministre de l’Intérieur a missionné un groupe de hauts fonctionnaires pour lui faire des propositions de révision de la carte des sous-préfectures. Selon les informations que Force Ouvrière avait pu obtenir au mois de mars, il était question de supprimer 30% des sous-préfectures soit près de 80 sous-préfectures sur l’ensemble du territoire et aussi des Directions Départementales interministérielles. Depuis, c’est silence radio sur ce dossier, mais Matignon a pris le relais. Le Premier ministre a à son tour mandaté une mission pour lui faire, d’ici la fin juin, des propositions de réorganisation de toute l’administration territoriale de l’Etat, à horizon de cinq ans.

C’est à présent l’ensemble de l’administration de l’Etat dans les départements qui est menacée d’effacement, après que les préfectures, les sous-préfectures et les directions départementales interministérielles aient déjà été vidées de certaines de leurs missions au profit du privé ou de l’échelon régional.

Force Ouvrière réaffirme que les services publics doivent, plus que jamais, être renforcés pour combattre la pauvreté et les inégalités grandissantes et répondre aux besoins sociaux, et aussi pour lutter contre la désertification des territoires. Maintenir le réseau des sous-préfectures, c’est garder les relais de proximité entre les citoyens, les élus locaux et l’Etat.

FO Préfectures s’engage pour la conservation des sous-préfectures et vous demande de vous engager en signant cette pétition nationale soit sur le site internet www.fo-prefectures.com soit en faisant circuler et signer le document qui sera transmis au ministre de l’Intérieur. Il faut affirmer notre attachement à un service public de qualité et de proximité, et notre volonté de conservation des emplois sur tout le territoire.

Rejoignez notre combat, signez et faites signer la pétition nationale « NON A LA FERMETURE DES SOUS-PREFECTURES » www.fo-prefectures.com